Récit fictif. Cette histoire a été inventée pour présenter la rubrique. Les personnes et les noms sont imaginaires ; les lieux et le contexte s’appuient sur des faits publics. Vous vivez une histoire d’eau ? Racontez-la-nous.
Dans la cour de l'école, un bidon de vingt litres pend à un poteau de bois. En bas, un petit robinet. À côté, un savon accroché par une ficelle. Fanja Andriamanana, 29 ans, institutrice, frappe dans ses mains : « Avant la cantine ! »
Quarante enfants se mettent en file.
Un robinet fait maison
« L'école n'a pas d'eau courante, explique Fanja. Avant, les enfants trempaient leurs mains dans une bassine. Tout le monde dans la même eau. »
Elle a vu une affiche sur le lavage des mains et a eu l'idée du bidon suspendu. Un parent menuisier a fabriqué le poteau. Un autre a apporté le robinet. « Ça m'a coûté presque rien. »
La chanson des cinq moments
Pour que les enfants retiennent, Fanja a inventé une chanson : après les toilettes, avant de manger, après avoir joué par terre… « Ils la chantent même à la maison. Une maman est venue me dire que son fils l'obligeait à se laver les mains avant de cuisiner ! »
Les gestes de la chanson sont ceux de notre guide L'eau, le savon et les mains.
La ville d'eau
« Antsirabe, c'est la ville d'eau, dit-elle en riant. Les touristes viennent pour les thermes. Mais ici, à l'école, l'eau, c'est ce bidon. Il faut le remplir chaque matin. »
Son rêve : un vrai point d'eau dans la cour. En attendant, elle a déjà convaincu deux autres écoles du quartier de faire comme elle.
Ce récit est fictif : Fanja est un personnage imaginaire. L'histoire d'Antsirabe, ville d'eau, est racontée dans Antsirabe, la ville d'eau.