Sur les hautes terres, à quelques heures de route au sud d'Antananarivo, Antsirabe porte deux surnoms qui disent tout : « ville d'eau » et « le Vichy malgache ». Son histoire est liée à ses sources.
Une station d'altitude devenue ville thermale
Des missionnaires norvégiens arrivent dans la région à la fin des années 1860. En 1872, l'un d'eux, T. G. Rosaas, fonde la ville comme station d'altitude, un lieu de repos apprécié pour son climat plus frais.
Selon le quotidien L'Express de Madagascar, c'est Rosaas qui repère en 1878 une première source exploitable et en envoie des échantillons en Europe pour analyse. Les eaux sont jugées proches de celles de Vichy, mais plus riches en alcalins. Il fait construire un bâtiment de bains destiné à la reine, remis en 1885.
Le temps des thermes
À l'époque coloniale, toutes les sources deviennent propriété de l'État. Le centre thermal ouvre ses portes au début du XXe siècle (1917 selon Wikipédia), suivi de l'Hôtel des Thermes (1922) et de la gare (1923), qui composent encore aujourd'hui le visage de la ville.
D'après L'Express de Madagascar, une source découverte en 1913 alimente toujours les salles de soins.
Les dates varient selon les sources : elles correspondent peut-être à des étapes différentes (découverte des sources, premiers bains, ouverture des thermes). Nous les citons en indiquant d'où elles viennent.
Une eau qui fait partie de l'identité
À Antsirabe, l'eau n'est pas seulement une ressource : elle est un patrimoine. Selon L'Express de Madagascar, la devise de la ville elle-même fait référence à l'eau salée et à l'eau bouillante, celles des sources qui l'ont fait naître.
Les vertus attribuées aux eaux thermales relèvent de la tradition et du thermalisme. rano.mg ne donne pas de conseil de santé : pour tout soin, parlez-en à un professionnel.
Sources
- L'Express de Madagascar, « Thermalisme à Antsirabe : une histoire d'eaux » : lexpress.mg
- Wikipédia, Antsirabe : en.wikipedia.org