Pour remonter l'eau d'un forage, il faut de l'énergie. Pendant longtemps, c'était les bras (pompe à main) ou un moteur diesel. Le pompage solaire est devenu une troisième voie, de plus en plus répandue.
Le principe
- Des panneaux solaires produisent de l'électricité.
- Une pompe remonte l'eau du forage ou du puits.
- Un réservoir stocke l'eau, pour en avoir aussi la nuit et par temps couvert.
- Un réseau de robinets ou une borne-fontaine distribue l'eau.
Les avantages
D'après une comparaison publiée par l'ONG Practical Action :
- Pas de carburant à acheter ni à transporter.
- Peu d'entretien au quotidien, et un fonctionnement sans surveillance permanente.
- Une installation simple et une longue durée de vie, de l'ordre de 20 ans pour les équipements.
Le même document rappelle les défauts du diesel : carburant cher et pas toujours disponible, entretien coûteux, durée de vie courte, bruit et fumées.
Les limites
- Un coût de départ élevé. C'est le principal frein : l'installation coûte plus cher qu'une pompe diesel, même si le coût sur la durée peut être plus faible.
- Il faut stocker l'eau pour les jours nuageux et la nuit.
- Les réparations demandent souvent des techniciens qualifiés, qu'il faut pouvoir faire venir.
- Le rendement baisse par temps couvert.
- Le vol et la casse des panneaux sont un risque à prévoir.
Les conditions du succès
Comme pour les pompes connectées, la technique ne suffit pas :
- Qui entretient ? Un comité de gestion, un opérateur, une commune ?
- Qui paie ? Les recettes de la vente d'eau doivent couvrir l'entretien et le remplacement des pièces. Le paiement mobile peut aider à les sécuriser.
- La qualité de l'eau : pomper plus d'eau ne la rend pas potable. Il faut la protéger et la contrôler (voir Capteurs de qualité de l'eau).
À retenir
Le soleil ne manque pas à Madagascar. Le pompage solaire peut fournir une eau régulière sans carburant, à condition de financer l'installation, de prévoir l'entretien et de former des techniciens proches des sites.